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Les compétences pour gérer un gîte en Guadeloupe

Mercredi 7 mai 2008

Par cet article, nous répondons à plusieurs questions que nous avons reçu sur “gérer un gîte en Guadeloupe”. La réponse au “comment” met en évidence la question plus essentielle des compétences nécessaires pour assurer la bonne gestion d’un gîte. Car gérer un hébergement de vacances est un métier qui, comme les autres, s’apprend ! Nous avons choisi de traiter les thèmes du global au détail :

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1. Environnement & intégration 

Un hébergement existe dans une région avec son passé, sa culture, ses spécificités, ses habitants, etc. Nous rappelons ici l’importance d’une bonne intégration. Comprendre “comment ça fonctionne”, qui fait quoi, qui décide quoi, etc. seront les premiers pas du gîteur. Il sera de tous les partis et de toutes les églises, mais d’aucune à la fois et évitera les sujets qui fâchent. Il aura à coeur de rencontrer ses collègues qui, la plus part du temps, auront plus d’expériences, donc beaucoup de choses à apprendre d’eux ! En haute saison, ses relations sont importantes car génératrices d’affaires. En effet, le monde des gîtes sur l’île de Basse-Terre est constitué de petites capacités d’accueil, donc il est essentiel de pouvoir s’échanger des clients.

2. Relationnel

A l’extérieur, nous soulignons l’importance de soigner les relations avec : ses voisins (si possible), les autorités politiques, la police, l’office du tourisme, les fournisseurs ou vendeurs en tous genres, de futurs clients qui souhaitent visiter le gîte, parfois le dimanche après-midi (pendant la sieste du seul jour de congé), etc. Par exemple, vous êtes invités chez des amis, pas de chance l’avion de vos clients a du retard, dommage pour votre soirée ! Avoir un gîte est une responsabilité sociale, mais c’est aussi des opportunités d’affaires : location de voiture, de bateau, organisation des activités, etc. donc il est beaucoup courtiser. Il faut un grand tiroir pour mettre la documentation que beaucoup de personnes laissent. La meilleure attitude est de développer un profil bas, sans se laisser marcher sur les pieds ! A l’intérieur du périmètre d’accueil, le gîteur se doit d’être à l’écoute des hôtes, assurant la cohésion sociale. Il joue tous les rôles à la fois : réparateur en tous genres, organisateur, conseiller, guide pour les activités, répondant pour la logistique, confident, etc.

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3. Le Marketing

Par ce nom, nous désignons toutes les actions qui visent à faire connaître le gîte à un grand nombre de personnes. Voici quelques actions propres au métier :- définir sa politique de prix : analyse de la concurrence, comment se calcule le prix,  les suppléments, politique avec les amis, les promotions, etc.- développer la partie Internet (conception de site et référencement) : c’est une étape importante car environ 80% du chiffre d’affaires passe par ce canal. Le développement de sites passe par un long processus en 7 phases :
  a. analyse de la concurrences : produits, visites de gîte, sites Internet, comprendre les mots clés, les prix, etc.
  b. choisir son “différenciateur” : qu’est-ce qui nous différencie des autres ?
  c. écrire les textes mettant en avant votre produit, choisir avec soin les photos
  d. écrire ou faire développer le ou les sites Internet (cette partie technique ne représente que 10-15% du travail)
  e. référencer au mieux les sites (plus il y a un nombre élevé de sites qui parlent de votre site, plus il est dans les premières pages des moteurs de recherche), trouver des partenaires ou amis
  f. choisir et s’abonner à des sites Internet payant, apporteurs d’affaires
  g. suivre et mettre à jour régulièrement les informations (changement de prix, nouvelles infrastructures donc nouvelles photos et commentaires, promotion, etc.)
Les résultats sont longs à venir mais très porteur d’affaire. - publipostage (ou mailing en anglais) : un lien important pour communiquer avec les client existants, éviter de les noyer de messages (spam en anglais) et fournir une information de qualité et amicale, une bonne fréquence pourrait être trimestrielle- partenaires : nous ne pouvons qu’insister sur l’importance des partenaires au début d’une nouvelle activité, définir une politique de marges, canaux de distribution, pays, etc.- soigner tous les points de contacts (Pages Jaunes, annuaires téléphonique, office du tourisme, syndicat d’initiatives, etc.)- guides : soigner son accueil et ses prestations est la meilleure promotion qui peut être faite

4. Langues

C’est un avantage certain de connaître au moins une langue étrangère, l’anglais par exemple qui reste la langue passe-partout.

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5. Le jardin

Sous les tropiques, le jardin joue un rôle considérable, illuminant l’habitation, apportant à manger fruits et légumes, offrant des médicaments à la famille, etc. Son aménagement est une pièce essentielle du confort des vacanciers et la mise en valeur du gîte. Il doit être pensé sur le long terme, la question à se poser : comment cela sera dans 5 ans, 10 ans, 20 ans ? Cela jouera-t-il un rôle sur la vue, les autres arbres et sur les logements ? Il convient de suivre les arbres et les plantes contre les maladies, lutter contre les insectes qui peuvent « manger » un arbre en une nuit, les blattes, les chauves-souris, les cafards, les rats, les scolopendres, etc. ! Une fois par mois, il convient de “débroussailler”, c’est à dire passer le fil en profondeur, if faut voir l’équipement, une vraie armure ! C’est la véritable expédition, tout fermer : portes et fenêtres, ranger le mobilier du deck, des terrasses, ranger les tuyaux, etc. C’est une tâche qui peut être déléguée à un professionnel, à charge le balayage et le nettoyage. Ici la terre est une sorte de glaise très compacte avec de nombreux cailloux. Son travail est difficile, raison pour laquelle c’est les hommes qui s’en occupe ! Le moindre travail à la pioche est épuisant ! Engager du personnel pour s’occuper du jardin est possible mais pèse sur les charges, et nous ne pouvons que rappeler l’avantage de tout maîtriser !

6. La technique

Indéniablement, un bon gîteur doit savoir tout faire : remplacer des composants défectueux, couler une dalle en béton ou faire un petit muret, remplacer un sanitaire, comprendre l’électricité, l’informatique, WiFi, toucher à la menuiserie, un brin de toiture et une pincée de carrelage sont les bienvenus. Dans certains cas, une bonne expérience en hydraulique est nécessaire pour connecter des centaines de mètres de tuyaux, les filtres, les vannes et savoir gérer les goutte-à-goutte.

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7. La logistique

C’est la partie la plus importante et le gage d’un bon accueil : laver et repasser avec soin les draps et serviettes, contrôler et nettoyer le bungalow après le départ des clients, faire les lits, voir les souhaits particuliers (lit bébé, canapé-lit, repas froid à l’arrivée, etc.), couper et disposer les fleurs, mettre en place les fruits et le nécessaire pour le 1er petit déjeuner, de l’eau, se renseigner sur les retard d’avion, etc. L’accueil est primordiale, c’est la clé du succès ! Un proverbe dit « on a jamais deux fois l’occasion de refaire une première bonne impression » !

8. La gestion

Ce point est très important car une bonne qualité de gestion est un service pour les hôtes. Dans cette catégorie, voici les tâches que nous distinguons :- tenue du planning : la base du métier et souvent le casse-tête chinois, comment faire rentrer les demandes dedans- gestion des dossiers : gestion des spécialités, des demandes particulières, les voitures, les transferts, etc.- facturation : être au plus prêt en cohérence par rapport à ce qu’il a été convenu- comptabilité : gestion du passé, il convient de bien comprendre son régime fiscal et de tenir les obligations légales liées à son régime d’activité - contrôles : réguliers entre les dossiers et le planning, la moindre erreur peut avoir des conséquences néfastes sur le séjour d’un client- finance : les ressources financières sont-elles suffisantes ? permettent-elles de faire les travaux de rénovations indispensables ? permettent-elles de passer la basse saison ?

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9. Le(s) partenaire(s)

L’importance de la complémentarité n’est plus à démontrer pour couvrir l’ensemble des compétences nécessaires à la gestion d’un gîte. Raison pour laquelle, la gestion de gîte est souvent faite par les deux conjoints. Souvent les recettes ne sont pas suffisantes pour faire vivre la famille, dans ce cas, l’un des partenaires doit trouver un travail à l’extérieur. Nous souhaitons souligner ici la difficulté à concilier vie professionnelle et vie privée. Etre 24 heures sur 24 ensemble, dans un environnement clos, qui laisse que peu de place à la vie de couple, cela peut user la relation. La relation reste le maillon faible de tout projet de création ou de gestion d’un gîte. Chacune des parties doit trouver sa place et son équilibre. L’aménagement d’activités privées à l’extérieur du gîte est une nécessité. Les gîteurs gèrent plusieurs casquettes : professionnelles, vie de couple, vie publique, famille, etc. et cela ne fait que compliquer plus encore les choses. En cas de séparation, ne pas oublier que l’outil de travail est partager en commun, cela ne facilite pas les choses !1

0. Nos meilleurs conseils

Etre sur que tout le monde a la même vision et le même projet. Si vous en avez la possibilité essayer de louer un gîte  pour vous faire la main plutôt que d’acheter. Si vous avez le projet de tenir un gîte dans quelques années, prenez rapidement des cours, lisez et renseigner vous sur les sujets suivants : gestion d’un gîte, développement de sites informatiques, maîtrise des outils informatique, référencement, langues étrangères, comptabilité, etc. Si vous n’avez pas de compétences techniques suivre un stage. Dans tous les cas, les compétences sont l’un des paramètres essentiels de votre projet tout comme le financement.

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Note personnelle

Durant toute cette période, nous avons essayé de vous faire partager modestement notre passion pour ces îles. Comme expliqué au point 9, avec ma compagne, nous avons pris conscience que nos chemins se séparaient. Personnellement rentre en Suisse pour m’occuper de ma famille et Patricia a le projet de rester en Guadeloupe. Ce post aura donc la forme d’un “au revoir”, voici une adresse vous permettant de garder le contact : info@tibonheur.com, recevez ces balisiers en signe d’amitié :

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Bonne chance et vive la Guadeloupe

Daniel

Photos de Guadeloupe : http://www.photo-antille.com
Pour découvrir la Guadeloupe : http://www.tibonheur.com
Une location à Deshaies : http://www.location-deshaies.com
Un gîte sympa : http://www.oasis-grande-anse.com
Location aux Antilles : http://www.locantilles.com
Hébergement DOM : http://www.locantilles.fr

S’installer en Guadeloupe pour ressortissants qui n’ont pas la chance d’être français

Mercredi 21 mars 2007

Ce Post s’adresse exclusivement aux ressortissants de nationalité qui n’ont pas la chance d’être français et qui ont le projet de s’installer en Guadeloupe

Bonjour chers ressortissants étrangers,

Voulant se gratter, la cigogne passant au dessus de la Suisse, a lâché son colis. Résultat :  nous n’avons pas la chance d’être nés français ou d’être tombés dedans, comme dirait Obélix. En arrivant ici, vous appréciez très vite le fait que les administrations ne se parlent pas entre elles et qu’elles ont mis en place, chacune leurs propres procédures (voir un ouvrage de référence sur le sujet « Les bidochons – les fous sont lâchés »). Nous aurions voulu vous la « faire » à la Romain Duris dans l’excellent film : « l’Auberge Espagnole ». Attachez vos ceintures, il va y avoir du sport, c’est parti :

  1. La boîte aux lettre : tout commence par la boîte aux lettres !! Dans ce pays, il est impossible d’avoir un téléphone portable, sans en avoir une (nous venons d’apprendre que c’est possible avec Only, mais ça limite considérablement le choix). Qu’a cela tienne, il y a les … cases postales. Les grands moments de la vie, comme ce jour où l’employée de la poste de Deshaies (le village gaulois où nous habitons) nous explique que pour avoir une case postale .. il faut, tenez-vous bien, une adresse ! A cela nous répondons que c’est débile et elle nous répond « c’est pour cela qu’elles sont toutes vides » (traduction de l’auteur : il n’y a personne qui les utilise !). Nous n’avons pas fait la queue pour rien, nous voulons ouvrir un compte postal : « il faut prendre rendez-vous avec la préposée », ah bon, pour quand ? le 25 oct (nous sommes le 2 sept). Dur quand vous cherchez à vous installer et qu’on connaît pas grand monde. Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à vos amis est de mettre une boite aux lettres pour eux en dessus de la votre. 
  2. La dépose des papiers : dans plusieurs pays européens dont la Suisse, chaque citoyens est appelé à déposer ses papiers. C’est-à-dire qu’il va à la mairie, et dépose des documents comme par exemple le livret de famille, certificat d’origine. Sur la base de cet acte symbolique, en échange, vous recevez une pièce justificative,que vous pouvez utiliser partout et qui prouve votre existence !! Ici que neni !! Il vous faut une facture EDF ou FT (traduction de l’auteur : l’électricité et le téléphone, hé oui la 5èmepuissance du monde ne parle qu’en abrégé, pas de soucis nous avons fait un dictionnaire, si si ). Pas de chance, nous louons charges comprises, c’est-à-dire que les factures arrivent directement chez le propriétaire. Il reste donc FT !
  3. Le téléphone : vous avez enfin une adresse, vous allez faire 2 heures d’attente chez France Télécom pour vous entendre demander la facture EDF (preuve que vous existez). Heureusement nous avons fait un bail avec le propriétaire (ce qui n’est pas coutume) et avons pris une copie. Mais il faut payer avec un chèque, or nous n’en avons pas encore. Un long temps au téléphone avec ses collègues, la sympathique conseillère de FT a trouvé la procédure, pour nous permettre de partir avec le téléphone sous le bras, bravo. Mais pas encore pour la ligne, qui mettra 6 semaines pour suivre et la 1èrefacture, notre seule preuve d’existence : 3 mois !
  4. La banque : étonnement les rouages des banques sont aussi insondables que ceux des administrations, y aurait-il contamination ? Après 3 semaines de tractations et 4 rendez-vous déplacés, l’employé de l’honorable établissement nous réclame 3 ans de décomptes bancaires dans nos établissements en Suisse (où cela prend 5 min pour ouvrir un compte, montre en main), c’est-à-dire à peu près 1 carton de papier à photocopie, mais le gros format !!! Nous abandonnons et nous allons nous réfugier à la Banque Postale, où de toute façon ils n’ont rien pu faire parce que nous n’avons pas la fameuse facture du téléphone et le K-bis pour la société ! Après un mois sans nouvelle, nous partons terroriser le patron de l’établissement qui nous informe que si rien n’a bougé, c’est qu’il manque un papier de notre logeur, autorisant le fait que notre bureau se trouve dans notre logement (1 PC et 1 téléphone) – vaut mieux que tu sois assis, sinon tu tombes ! Au total il nous aura fallut 3 mois pour ouvrir un compte. Pour les amateurs de paiement par Internet, la BP ne permet pas le virement sur un compte que si le formulaire correspondant a été dûment rempli (pour chaque nouveau compte) et renvoyé à l’établissement, donc comptez en moyenne 2 semaines pour faire vos paiements par Internet (nous sommes revenus à l’âge de pierre).
  5. La société : le mot accueil de la CCI n’est pas très bien choisi (dire bonjour est déjà trop demander) mais judicieux pour un préposé qui a accepté d’ouvrir la société malgré le fait que nous n’avions pas la facture du téléphone, merci (tu crois rêver, si Sarko savait cela !). Le problème : nous n’avons jamais reçu l’extrait du K-bis. Pas de problème, il faut envoyer un chèque de 2.82 Euro au Tribunal de Basse-Terre, problème : nous n’avons pas de chèque. Et pour ouvrir le compte en banque de la société, il faut un extrait K-bis (tu rêves, non c’est un cauchemar). Il y a une solution miracle, prendre son courage et aller à l’INSEE : que cela ne tienne, une heure de route plus tard, nous avons un refus catégorique de la réceptionniste, c’est seulement par courrier et avec un chèque. Nous menaçons de prendre en otage la salle d’attente et montrons à la réceptionniste le graphe des dépendances (tout ce qui est lié à quoi et qui bloque tout). Emue et charitable, elle appelle une collègue, qui en 24 secondes chrono, nous sort le papier miracle, nous l’embrassons.
  6. La poste bis : nous habitons dans une petite rue à 100m de la route principale, or le facteur n’aime pas conduire dans cette rue et ne monte pas pour les recommandés. Or à la poste, il n’y qu’une seule queue pour les gens qui viennent faire leur paiement (souvent on leur a enlevé tout moyen de faire autrement), toucher leur pension ou le RMI. Donc pour le moindre truc à la poste, vous en avez pour 1h30 montre en main. La question de faire 2 queues, l’une pour les timbres et les recommandés, l’autre pour les paiements se s’est jamais posée.
  7. L’immatriculation de la voiture : nous faisons partie des personnes heureuses qui ont eu la chance d’immatriculer notre voiture, une Peugeot 307 (c’est pas un vague modèle de Skoda ou Vodka …). Ça commence par le certificat de conformité européenne que nous avons pu avoir par notre garage en Suisse après 7 coups de téléphones et en payant 100 Euro d’avance pour un bout de papier qui à mis 1 mois à venir ! Ensuite vous allez à la Drire à Jarry (attention n’oubliez pas votre plan de Jarry, sinon vous êtes perdu …) et là, l’on vous informe qu’il faut prendre rendez-vous et que la 1èredate est fin janv (on est début déc). Rendez-vous pris, vous payer 86.80 € pour que quelqu’un jette un œil sur le véhicule et contrôle le no de série. Pour le prix vous insistez bien pour savoir s’il y a d’autres formalités. Réponse : non il suffit d’aller à la préfecture. Une semaine plus tard, vous devez repasser pour prendre le papier tamponné (pas possible de l’envoyer, vous habitez à 1 heure, qu’importe !). Arrivé à la préfecture (1h de route), l’accueil toujours elle, vous contrôle, dans un grognement, tous les papiers (une pile), vous donne un ticket et vous attendez 2 heures (il n’y avait qu’une employée pour 30 personnes). Quand vous arrivez devant la préposée : elle vous demande le formulaire du contrôle technique. Le contrôle technique, personne ne nous en avait parlé. Pas de problème, nous avons fait un contrôle technique en Suisse avant de partir, mais voilà le numéro magique ne rentre pas dans l’ordinateur, donc retour à la case départ (l’autre à l’accueil n’aurait pas pu nous le dire !). Rendez-vous est pris avec un garagiste normal et sympa (110 Euro) et c’est reparti pour 2h d’attente à la Préfecture (le préfet sait-il cela ?).
  8. La BP bis : nous sommes allés voir le parton qui a fait venir tout le monde sur le pont pour savoir pourquoi après 3 mois, nous n’avions toujours pas de chéquier, CB, etc. Un autre grand moment : la préposées est partie accoucher et sa remplaçante est tombée malade depuis 3 semaines. Tout est OK. Voulant nous aider à acheter ou construire un gîte, le chef nous propose de rencontrer son beau-frère qui vend le sien et nous tend la carte de visite de son conseiller « immobilier ». L’affaire s’est faite avec quelqu’un d’autre, naturellement nous appelons le conseiller en question pour le crédit hypothécaire. Après envoi des documents et quelques jours plus tard, la réponse arrive sous forme d’un NON, nous avons de la peine à comprendre pourquoi : nous tirons nos revenus de l’exploitation du gîte ???? et si nous avions acheté le gîte du beau-frère ?
  9. L’ambassade de Suisse à Paris : c’est clair il y a contamination : ils exigent l’envoi de nos pièces originales à savoir : nos passeports, carte d’identité, livret de famille, dérogation militaire (l’armée s’est jusqu’à 30 ans, Daniel en a 46 !), en clair nous serions nu dans la jungle des papiers. Nous nous refusons à envoyer ces originaux, coup de génie, il est possible de faire des copies certifiées. Ni une ni deux, nous partons à la Police qui nous envoie à la Mairie. La réceptionniste, toujours elle, nous dit de repasser le lendemain, la préposée n’étant pas là. Nous revenons donc et attendons au moins une heure pour que la réceptionniste prenne les documents les photocopies, mette les tampons d’usage et signe ! Un comble !
  10. Dans les Bidochons (cité plus haut), la réponse vient d’une armoire normande qui écrase l’incompétence et l’imbécillité ….
  11. Epilogue : nos chères autorités politiques se grattent la tête pour savoir pourquoi il n’y a pas plus de créations d’entreprise ou l’emploi ? peut-être simplement parce qu’il n’y a pas assez de gens courageux ? Dans certains de vos rêves, n’avez-vous pas envie de tout reprendre à zéro ?

Nous en sommes là, la suite au prochain épisode. Nos meilleurs conseils :

·        Achetez un gros dossier ou une serviette et mettez tous vos documents, pour que vous ayez une copie de tous vos documents toujours avec vous.

·        Parmi les documents nécessaires : la facture EDF et TF, copie du passeport, acte de mariage,K-bis, livret de famille, le bail à loyer, etc.

·        Allez chez « M. Bricolage » pour acheter une belle boite aux lettre et donner 100 euros à n’importe qui, pour la mette au dessus de la sienne.

·        Allez en France en vacances et ouvrez un compte en banque avant de venir en Guadeloupe, notre préférence va à la Bred.

·        Ne vous laissez pas démonter, vous avez des droits et dans les cas où cela dépasse les bornes, n’hésitez pas à demander nom + fonction et demandez à parler au supérieur. Même si cela n’aide nullement, ça calme le jeu.

·        Faites rire le ou la préposée, cela marche toujours. Si vous vous mettez une seconde à sa place, c’est pas drôle tous les jours et elle n’est pas responsable du manque de moyens et du taux d’absentéisme très élevé. Des jours il devrait se donner des médailles.  

·        Téléphonez à l’avance pour connaître la procédure. Même si vous allez devoir en faire plusieurs et si l’ « accueil » n’y est pas, cela vous évitera un déplacement pour rien.

Quoi qu’il en soit, la Guadeloupe est un pays magnifique qui nous apprend la patience et l’humilité. Au final tout fonctionne et les choses finissent toujours par arriver, même s’il faut un peu plus d’énergie qu’ailleurs …

Bonne chance à vous

Daniel

Pour voir la Guadeloupe autrement : http://www.tibonheur.com

Pour un gîte autrement : http://www.oasis-grande-anse.com

Créer et gérer un gîte, un appartement, un bungalow ou une villa en Guadeloupe

Mercredi 21 mars 2007

Ce post s’adresse aux personnes qui auraient le projet fou de créer et gèrer un gîte, des bungalows ou un villa en Guadeloupe. Résumé des épisodes précédents : nous venons d’acheter le gîte de nos rêves en dessus de la plage de Grande Anse à Deshaies, au calme avec une extraordinaire vue mer, voir http://www.oasis-grande-anse.com. Nous avons vu env. 45 gîtes et peu nous ont donné envie de nos y installer. A notre tour, nous proposons d’apporte notre modeste pierre sur ce sujet abordé par beaucoup de monde mais dont peu ont l’expérience.

  1. Référence : il existe un livre de base très bien documenté “Marché, création et gestion d’un gîte rural” éd. Arcane, ISBN 2-9517821-5-2
  2. Où s’implanter : les clients (car il s’agit bien d’eux) ont de plus envie d’être au calme et au vert, c’est un changement culturel considérable. L’Office du tourisme pense qu’il y a 2000 lits de trop sur Grande Terre et 2000 de pas assez sur Basse-Terre. Nous avons choisi de nous implanter sur Basse-Terre, nous pensons que c’est l’avenir du tourisme vert.
  3. Rentabilité : voici les chiffre donné dans le livre ci-dessus : rentabilité d’un bungalow (compté sur 23.14 sem/an et prix moyen à 377 Euro/sem) : 8′729 Euro/an. Et c’est en moyenne ce que nous observons. Donc la rentabilité est basse. L’avantage ici est que la moyenne tend à augmenter (les réservations se font presque toute l’année, ce qui était rares il y a quelques années…).
  4. Coût du terrain : ici sur Basse-Terre les terrains sont rares et les prix ont pris l’ascenseur,  pourquoi : la géographie est constituée de colline, avec une route qui fait le tour de l’île et une route qui la traverse. En dehors de quelques exceptions : rien ou qu’une végétation luxuriante auquel il faut se battre chaque jour. Au vu du climat global, la DDE interdit toute construction dans des zones dangereuses (bord de mer, ravines en cas de fortes pluies, glissement de terrain, risque sismiques, etc.) et dans les zones protégées env. 60% de l’île (Parc National, autre). Donc au final : peu de terrain et de plus en plus mal situé (hé oui les autres sont déjà passé par là !). Le prix des terrains actuellement se situe entre 70 et 100 Euro/m2.
  5. Achat : oui il y a des gîtes à vendre mais souvent trop cher et pas toujours bien situé ! C’est un problème lié à vos moyens, en effet la banque ne vous prêtera que si vous avez déjà une partie de l’argent. En plus le coût de l’argent reste très élevé, ajouter une rentabilité basse.
  6. Construire : la construction ici est hasardeuse, pourquoi : il y beaucoup de construction en cours dont beaucoup pas terminée, les personnes ne sont pas toujours bien formées et motivée par la qualité. Tout le monde nous l’a confirmé : il faut tout le temps être là, dernière chaque ouvrier, les normes et règles ne sont pas toujours appliquées, etc. Donc idéal est que vous êtes du métier, sinon …. De petits artisans créer une micro-entreprise, touchent des aides, perçoivent des avances de clients et ferme l’entreprise. Donc attention, danger ! Oui il y a des gens bien qui aime leur travaille, mais comment les reconnaître ? Globalement la construction coûte cher et les risques sont plus grand qu’ailleurs !
  7. Problème : si les investissements sont importants et la rentabilité est faible, cela pose un problème. A titre d’exemple, nous avons vu un gîte à vendre 450′000 Euro pour une rentabilité de 25′000 /an. Cela fait une rentabilité de 5%. Petite calcul : si vous emprunter l’entier de la somme, vous travailler que pour payer la banque (nous avons signé à 4.3%). D’un autre coté si vous avez l’entier de cette sommes, vous la placer à 5% et vous avez le même revenu mais sans travailler ! (bon d’accord, il faut ajouter le prix de votre loyer compris dans le gîte …).
  8. Les métiers sous-jacents au  gîte : en plus de l’entretien et de l’aspect relationnel, vous devez avoir de bonne connaissance d’informatique, savoir faire un site et le référencer est un gros avantage, tenir une compta et faire la facturation, entretenir un réseau de partenaire, gérer toutes les formalités administratives (et il y en a), aimer faire le jardin, être passionné par le bricolage, la table d’hôte permet d’améliorer la rentabilité de votre gîte et attire les clients mais elle implique de savoir faire la cuisine avec des produits locaux !
  9. Notre conseil : faites un Business plan pour savoir de quoi il en est, avez-vous le même projet que les personnes qui vont vous suivre, projetez-vous, quel lieu, analyse de la concurrence, canaux de vente, taux d’occupation, budget, etc. ? Ne pas se faire d’illusions, cela ne sera pas facile ! Faites le pas de venir vivre ici avant d’acheter, c’est le meilleur investissement et rien comparé à celui que vous allez faire. Il est nécessaire de comprendre comment cela fonctionne ici et de tisser un tissu relationnel. Dans notre cas, nous étions en concurrence pour l’achat avec des métro’s mais au final les propriétaires nous ont choisi parce que nous étions là. Les guadeloupéens sont des gens sympas et ouverts mais il faut faire l’effort d’aller vers eux avec un profil bas et non de venir en conquérant … Avec cette attitude, toutes les portes vous sont ouvertes. Voici nos meilleurs conseils, peut-être aurons-nous l’occasion de faire une journée porte ouverte pour les membres du forum ou sur pique-nique la plage de Grande Anse ? Dans tous les cas nous vous souhaitons bonne chance.

Comme on dit ici … bon vent ! 

Patricia & Daniel

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